Réveillon trop arrosé à la rédaction du Monde

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Malgré la crise, les excès de table continuent à la rédaction du Monde…
Grâce à une « grande enquête », le supplément dominical du Monde (10 au 16 janvier) est en mesure de nous révéler que le monde n’est pas surpeuplé. Frédéric Joignot met en cause la notion d’empreinte écologique telle que l’utilise l’ONG canadienne Global Footprint Network. L’OCDE définit la notion d’empreinte écologique de la façon suivante: « La mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée ». La terre ne fournissant que 1, 78 hag (hectare global) par habitant, alors que la consommation, toujours par habitant nécessite 2,23 hag. Il faudrait 4 à 5 terre pour assurer à la population de la planète entière, le niveau de vie des pays développés. En y ajoutant la charge en carbone, des chercheurs suisses arrivent même à un total de 11 terres…

On appelle théorie Malthusienne (de Malthus, britannique du XVIII° siècle), la théorie qui explique par la surpopulation, les problèmes de sous développement et de pauvreté. Tombé aux oubliettes avec la révolution industrielle, le malthusianisme fait aujourd’hui un retour en force parmi les partisans de la décroissance.
L’ensemble de l’article vise à démontrer que la croissance de la population n’est pas responsable de la situation actuelle. l’auteur rappelle tout d’abord, ce qui est vrai, que la décélération démographique (fin de la transition) est partout engagée. Mais c’est pour ensuite concentrer ses attaques, en s’appuyant sur les travaux du prix Nobel Amartya Sen, sur l’absence de démocratie, d’État social qui seraient l’explication majeure de la persistance de la malnutrition (non pas 850 millions de personnes comme il l’affirme, mais 950 selon Le Monde). Serait également en cause les politiques irresponsables de certains États (États-Unis, pays émergents), ainsi que les encouragements donnés par les pays du nord aux cultures d’exportation au dépens des cultures vivrières dans les pays du sud.
Tout cela est bel et bon M. Panglos, mais la possibilité de résoudre ces problèmes dans un délai raisonnable parait bien mince. La terre est donc surpeuplée par rapport aux ressources réellement disponibles (c’est la seule définition sérieuse de la surpopulation) et il ne sert à rien de supposer le problème résolu dans le meilleur des mondes possibles. Une Ethiopie à 170 millions d’habitants, un Congo à 150 millions d’habitants, un Niger doublant sa population tous les 20 ans  paraissent peu souhaitables et il est déraisonnable de ne pas vouloir agir aussi sur les aspects démographiques du problème du développement. C’est ce qu’avaient bien compris certains pays d’Asie orientale (Corée du sud, Japon, Taïwan) dès la fin de la seconde guerre mondiale et dans des conditions très contestables la Chine, dans les années 70 (Chine qui par ailleurs obtient d’excellents résultats économiques en l’absence de toute démocratisation n’en déplaise à M. Amartya Sen …). Je conseille donc à la direction du Monde l’installation d’une cabine de dégrisement dans les locaux de la rédaction…

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