Lecture: Considérations sur le malheur arabe, Actes Sud, 2004.

Petit livre passionnant de Samir Kassir, professeur d’histoire contemporaine, assassiné dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth en 2005. On retrouve chez l’auteur des thèses proches de celles d’ Edouard Saïd. Refusant l’image d’une société arabe immobile, l’auteur revient sur un épisode méconnu en occident, celui de la Nahda, qui à partir du XIX° siècle, vit les intellectuels arabes laïcs et religieux tenter de reconstruire la culture arabe à partir de la découverte de l’autre. Pour lui, le mouvement ne venait pas seulement d’en haut, des autorités égyptiennes et ottomanes, mais était porté par de larges secteurs de la société. Il rappelle les succès de cette modernisation, évoquant par exemple la figure méconnue de la « féministe »égyptienne Hoda Shaarâwi qui fut la première à retirer publiquement son voile en gare du Caire en 1922. Il rappelle également l’effervescence artistique et littéraire qui touchait le Proche et le Moyen Orient entre les deux guerres.

L’auteur dénonce l’impasse entrainée par l’islamisation des sociétés arabes, et en particulier le rôle néfaste de l’Arabie Saoudite, qui grâce aux pétrodollars a « nivelé par le bas le reste du monde arabe ». L’auteur voit dans la culture et sa circulation de plus en plus intense dans l’ensemble du monde arabe un signe prometteur pour l’avenir.

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