Procès en série pour les majors…

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We are all the Pirate Bay

En Suède, c’est le procès du site The Pirate Bay et ses à-côtés qui passionnent les observateurs : charges à moitié abandonnées dès le deuxième jour du procès, site web d’institutions pro-copyright attaqués par des hackers, et, cerise sur le Krisproll, forts soupçons de conflit d’intérêts pesant sur le juge Tomas Norström, chargé de l’affaire.

Ce juge, qui a condamné mi-avril les quatre accusés à un an de prison ferme et 2,7 millions d’euros d’amendes, se trouve être membre de diverses organisations fortement engagées dans la lutte contre le piratage. Dès l’annonce, le 23 avril, par une radio suédoise, de ces accointances peu recommandables entre un représentant de la justice et les parties plaignantes de l’affaire, l’annulation du procès est devenue une possibilité pour les trois responsables de The Pirate Bay, Gottfrid Svartholm, Peter Sunde, Frederik Neij, et leur investisseur Carl Lundström. Pour l’avocat de Peter Sunde, Peter Althin, qui compte bien faire appel du jugement, «la priorité de la cour est de déterminer si le juge s’est bien trouvé en situation de conflit d’intérêts». Il a confié au site Cnet News son souhait de voir un nouveau procès se tenir prochainement à Stockholm. Les accusés ont refusé toute aide financière extérieure pour régler leurs amendes (qu’ils n’entendent d’ailleurs pas payer), encourageant plutôt leurs admirateurs à acheter leurs t-shirts via PirateBay.org, mais ils ne sont pas pour autant à court d’idées.
Sur le site Internet-avgift (taxe Internet, en français), ils encouragent à verser de petites sommes d’argent au cabinet d’avocat des parties adverses. Si les internautes se mobilisent et envoient leur micro-dons en masse, le cabinet, de taille modeste, croulera sous les procédures pour gérer les versements, et perdra même de l’argent au vu des frais bancaires… Diabolique, non ? Pendant ce temps, le Parti Pirate suédois a enregistré une augmentation record des adhésions, à quelques semaines des élections européennes.

Autre erreur des dinosaures, le procès intenté au serveur Sharemula qui était dans le collimateur de la justice espagnole depuis 2006, 5 personnes ayant même été arrêtées. Un premier jugement avait conclu que le site ne faisait rien d’illégal puisqu’il ne proposait que des liens, et cela sans but commercial. Ce sont les grands industriels de la musique, tels que Columbia, Warner ou encore Univesal qui avaient porté plainte. La cour a ensuite rejeté leur appel en décrétant que finalement, lucratif ou non, le procédé était légal. Cela laisse donc le champ libre à tous les sites recenseurs de liens torrents, à la condition qu’ils n’hébergent pas de fichiers protégés par des droits d’auteurs.
pas découragées, les moribondes se lancent dans un nouveau procès contre Inventeur d’un système d’échange de fichiers sur Internet déjà adopté par 25 millions d’utilisateurs, Pablo Soto est accusé de se comporter en « parasite » par l’industrie du disque qui lui réclame plus de 13 millions d’euros.
Enfin, une des techniques les plus simple pour contourner hadopi, c’est de… télécharger au bureau! Pour éviter tout problème, les entreprises localisées en France vont devoir s’équiper de couteux logiciels de filtrage. De quoi améliorer un peu leur compétitivité!
Enfin cette vidéo explique comment même la ménagère de moins de 50 ans est ménacée par hadopi…

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