Coût de la crise financière: 55000 milliards de $.

California dreamin

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Faut-il rappeler qu’avec l’équivalent de cet argent on pouvait régler le problème de la faim, de l’éducation, de l’approvisionnement en eau potable, de la mortalité infantile dans le monde?
Qui va payer? Vous et vos parents bien sûr! (à travers les impôts). Déjà ceux qui ont provoqué la crise appellent à des sacrifices et à des restrictions budgétaires sur l’éducation, la santé…
Tandis qu’en Californie, en quasi faillite, on licencie instituteurs, infirmières et pompiers et qu’on ferme les tribunaux un jour par mois, chez Goldman Sachs, une des sociétés responsables de la crise, on enregistre au second trimestre un bénéfice de 3,44 milliards de $ au second trimestre et on a hâte de rembourser les avances fédérales pour pouvoir… augmenter librement les bonus!

On apprend au même moment, qu’alors même qu’ils recevaient des aides fédérales (sans lesquelles la banque n’existerait plus), les dirigeants de la firme se débarrassaient de 700 millions de $ d’actions de leur société…

« Laurent Carroué (Directeur de recherche à l’Institut français de Géopolitique, Université Paris VIII)
évalue à 55 000 milliards de dollars la destruction des richesses provoquée par l’actuelle crise.

Ecouter l’entretien mené par Antoine Mercier, sur France-Culture (26 juin 2009 — real player)
http://tinyurl.com/regards-crise
Lire la transcription de l’entretien (pdf)

Une version longue (bonus) insiste sur la triple dimension de la crise,
géo-économique, géopolitique et géo-stratégique.
Une crise dont les effets sont largement sous-évalués par les médias,
et par des dirigeants biberonnés depuis 30 ans
à la logique de la sur-accumulation financière.
En lire la transcription par Taos Aït Si Slimane (Fabrique de sens – source FS)

Cette sur-accumulation financière repose
sur une logique de marchandisation de toutes les activités humaines.
Elle a profité de la dérégulation et de la déréglementation.
Celles-ci ont été imposées par la contre-révolution néo-conservatrice
qui visait à réaffirmer le domination anglo-saxonne sur le monde
à la veille de l’effondrement de l’URSS
et de la conversion de la Chine communiste à l’économie capitaliste.

L’ardoise sera payée par les contribuables dans les années qui viennent.
Sans qu’aucun débat politique préalable ne soit mené. »

« Pour le sociologue Norbert Alter, codirecteur du master Qualité de vie au travail, management, travail et développement social à l’université Paris-Dauphine, « ces destructions rappellent celles des luddites, artisans du textile qui cassèrent leurs machines au début du XIXe siècle, dans le sud de l’Angleterre, se sentant menacés par l’arrivée des métiers à tisser industriels ».

Pour M. Alter, ces actes désespérés ne seraient ni nouveaux ni propres à la France. Pourtant, aucun autre pays européen n’a connu ces derniers mois ce genre de manifestations. « S’ils réapparaissent actuellement, c’est parce que les primes patronales illégitimes exacerbent chez les salariés l’idée que l’on est dans une société de classes », insiste-t-il. »

« Barack Obama a jugé, lundi 20 juillet, que les acteurs de la finance ne s’étaient pas suffisamment amendés depuis la crise de l’automne dernier, qui a plongé les Etats-Unis et une bonne partie du monde dans la récession économique. « Le problème, selon moi, c’est qu’on n’a pas l’impression que les gens de Wall Street aient le moindre remord d’avoir pris autant de risques », a déclaré le président des Etats-Unis dans un entretien accordé à la chaîne de télévision PBS. »

SOURCE: Le Monde et Clioweb

Quelle naïveté! Peut-être feinte chez cet élu, financé massivement par ces mêmes acteurs de la finance et qui a commencé sa carrière comme analyste financier…

L’économie en Question recevait le lundi 20 juillet 2009 Paul Jorion.  Anthropologue de l’économie, spécialiste de la formation des prix, auteur notamment de La crise : des subprimes au séisme financier planétaire (Fayard, 2008). A paraître: Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard, nov. 2009) et L’argent, mode d’emploi (Fayard, nov. 2009). Pour lui Obama n’apporte pas de véritable solution à la crise, mais prépare une nouvelle bulle, la « bulle verte ». En effet la relance économique repose toujours sur le déficit et l’endettement des ménages. La solution? L’augmentation des salaires! C’est évident pour Goldman Sachs, mais pas pour le commun des mortels semble-t-il… Point positif, l’auteur annonce la mort du capitalisme…

On peut écouter l’émission, ou la podcaster (mais pas longtemps)

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