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LES "BRIC", ESPOIRS POUR UNE SORTIE DE CRISE ?

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     Ceux qui ont déjà suivi les cours de géographie de leurs éminents professeurs du lycée le savent : le néologisme « BRIC » est formé par les initiales  des pays « émergents » à forte croissance, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine . 
Or il semblerait que si un bout du tunnel existe en matière de crise économique, la locomotive qui nous y mènerait soit formée de ces fameux BRIC.

 

     Jusqu’alors leur croissance a été portée par de fortes exportations, souvent  au détriment du développement réel de toute la population. Ce système a engendré le plus souvent un « mal développement », marqué par de fortes inégalités sociales et territoriales. Mais peu à peu le niveau de vie global a toutefois augmenté, créant une nouvelle demande intérieure qui pourrait bien cette fois être le moteur d’un nouveau modèle de croissance.  

 

     En Chine, où le taux de croissance devrait se maintenir autour de 8 % (un chiffre qui fait rêver vu d’Europe !!),un plan de relance de 400 milliards d’euro a incité les banques à faciliter le crédit. Ainsi, la vente de voitures a augmenté de près de 30% ces huit derniers mois. Le revers de la médaille est cependant que les banques ne se sont pas occupées que du crédit à la consommation. Elles ont aussi contracté de mauvaises créances dans une spéculation douteuse, comme si aucune leçon de la crise financière actuelle n’avait été tirée…

 

     En Inde, la croissance se maintient à un rythme honorable de 6%. La production industrielle y reste soutenue et les services ont même augmenté de 6,3% au premier trimestre 2009. La demande intérieure n’y a pas été affectée par la récession mondiale, notamment grâce à des actions de l’Etat, programmes sociaux et investissements dans les infrastructures des campagnes en particulier. Le prix à payer pour cette politique est  un fort déficit budgétaire, qui ne décourage cependant pas les investisseurs étrangers. 

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Londres: Meurtre au G20.

le nom de code de l’opération policière du G20 était « Glen Coe ». Le site est tristement célèbre pour le massacre qui y eut lieu le 13 février 1692 au cours duquel 38 membres du clan des McDonald furent tués pour avoir refusé de prêter allégeance à Guillaume III d’Angleterre…

La police anglaise fait beaucoup moins bien, un seul mort, c’est petit… Le Guardian a sélectionné quelques vidéos des violences policières (passants, journalistes, manifestants molestés, frappés, attaqués par des chiens…)

2 policiers suspendus. Merci you Tube!

Coût de la crise financière: 55000 milliards de $.

California dreamin

California dreamin

Faut-il rappeler qu’avec l’équivalent de cet argent on pouvait régler le problème de la faim, de l’éducation, de l’approvisionnement en eau potable, de la mortalité infantile dans le monde?
Qui va payer? Vous et vos parents bien sûr! (à travers les impôts). Déjà ceux qui ont provoqué la crise appellent à des sacrifices et à des restrictions budgétaires sur l’éducation, la santé…
Tandis qu’en Californie, en quasi faillite, on licencie instituteurs, infirmières et pompiers et qu’on ferme les tribunaux un jour par mois, chez Goldman Sachs, une des sociétés responsables de la crise, on enregistre au second trimestre un bénéfice de 3,44 milliards de $ au second trimestre et on a hâte de rembourser les avances fédérales pour pouvoir… augmenter librement les bonus!

On apprend au même moment, qu’alors même qu’ils recevaient des aides fédérales (sans lesquelles la banque n’existerait plus), les dirigeants de la firme se débarrassaient de 700 millions de $ d’actions de leur société…

« Laurent Carroué (Directeur de recherche à l’Institut français de Géopolitique, Université Paris VIII)
évalue à 55 000 milliards de dollars la destruction des richesses provoquée par l’actuelle crise.
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Une explication de la crise: La religion des quinze pour cent.

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C’est celle que publie dans sont numéro de mars 2009 le Monde diplomatique sous la plume d’Isabelle Pivert. Sous le titre: La religion des quinze pour cent, l’auteur rappelle d’abord que l’année 2008 a vu les entreprises du CAC 40 (c’est à dire les plus grands groupes français) distribuer 54,2 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires…

Isabelle Pivert retrace, depuis la fin des années 80, comment s’est imposée le « diktat de la création de valeur » qui a boulversé le fonctionnement traditionnel des entreprises. La shareholder value est devenue le seul critère d’évaluation des entreprises. Celles-ci ne sont plus jugées qur leurs performances à long terme ou leurs projets industriels, mais sur leur capacité à créer rapidement de la valeur et à fournir un dividende confortable (15% de la valeur de l’action) à leurs actionnaires.

La rétribution maximale et rapide de l’actionnaire devient la priorité absolue. cette évolution se fait aux dépens:

  • des investissements à moyen et long terme qui ne se traduisent pas par des bénéfices immédiats (c’est ainsi que les firms automobiles négligent la préparation de l’après pétrole, que totale utilise ses bénéfices pour racheter ses propres actions au détriment des investissements dans les énergies nouvelles).
  • Du bien commun car les entreprises sacrifient allègrement certains investissements (Il vaut mieux pour une entreprise pharmaceutique invetir dans des médicaments contre l’obésité que dans la lutte contre le paludisme qui touche des millions de personnes.
  • des secteurs les moins rentables: certaines activités qui dégagent des profits de 6 ou 8% sont supprimées pour améliorer la rentabilité globale des entreprises.
  • Des salariés des pays développés qui voient leurs entreprises fermées à la suite de délocalisations vers des pays ou la main-d’oeuvre est bon marché et corvéable à merci (« Dans  neuf cas sur dix, une entreprise qui annonce qu’elle transfère 10% de ses centres de production de France vers l’Asie verra  son cours de bourse monter dans la journée »).

On assiste à une gigantesque bataille à court terme entre les entreprises, à une concurrence effrénée. La présence des fonds de pension, des banques et des assurances qui font écran entre l’actionnaire individuel et l’entreprise aggrave la situation. Selon un spécialiste, « on est loin du schéma capitaliste où un individu ayant une idée fait appel à des actionnaires pour monter un projet ». Un autre d’ajouter:  » Je ne vois pas comment on peut retenir la valeur en France quand elle se crée ailleurs. C’est comme une passoire avec de l’eau dedans ».

La traduction concrète de ces évolutions, c’est la disparition des emplois durables dans les sociétés riches. Selon Aline T, analyste financière, « c’est l’organisation globale système capitaliste via la bourse qui crée le chômage ». Un spécialiste décrit ainsi le fonctionnement des fonds d’investissement privés: « Ces fonds rachètent les grandes entreprises dans le but de les revendre au bout de de trois ou quatre ans. Leur but est de réaliser les plus values les plus élevées possible. Il faut faire « cracher » l’entreprise. Dans le pire des cas, ils vont arrêter la recherche, annuler les investissements à long terme, renvoyer le plus de gens possibles pour faire en sorte que les profits soient à court terme les plus élevés et pour ensuite revendre ». L’omission, le mensonge sont devenus des codes courants de management opérationnel; on parle même de « management par la terreur ». Les entreprises en viennent à restructurer « pour de faux », à supprimer des emplois dans le simple but d’envoyer des signes au marché, frillant de suppressions d’emplois, synonymes de gains supplémentaires pour l’actionnaire…

Le canard sans tête qu’est devenu le capitalisme porte ainsi en lui, selon l’auteur des « germes autoritaires ». Peut on en effet prétendre moraliser un système profondément injuste et immoral qui sacrifie les hommes?

L’article sera en ligne dans un mois sur le site du Monde diplomatique, le journal est en kiosque, et comme souvent passionnant.

Sur le même sujet, Ma mondialisation de Gilles Perret.


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