Posts Tagged 'Culture'



Ciné-club / club UNESCO du Castel: Indigènes de Rachid Bouchareb.

Projection gratuite  lundi 28 janvier à 19 h 30 salle 11.

En 1943, alors que la France tente de se libérer de la domination nazie, le parcours de quatre « indigènes », soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique.
Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassin, réputés pour leur courage, sont envoyés en première ligne. Argent, amour pour la France ou pour l’armée française, foi en la liberté et l’égalité, leurs motivations divergent pour un même combat, libérer la France, les armes à la main.

Cf. également ce post paru à la sortie du film.

 

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L'art à bout de souffle.

Trainers of thought: a sprinter speeds through Tate Britain’s central gallery as part of Martin Creed’s ‘Work No. 850’

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C’est ce que croit pouvoir affirmer The Independent, à propos d’une récente exposition à La Tate Britain, à Londres: Martin creed work n° 850 (le pompeux a remplacé le pompier!)

En quoi consiste l’œuvre: l’artiste a sélectionné de jeunes coureurs (hommes et femmes), qui doivent traverser, au rythme de un toutes les trente secondes, et aussi vite que possible, la Duveen Gallery, longue de 87 m, en évitant les visiteurs. Le Musée était l’un des seuls lieux encore épargné par l’abrutissement des coureurs, qui en terrain conquis, occupent les trottoirs et vous bousculent au nom de leur précieuse petite santé. C’est désormais fini…

Outre la tendance systématique de l’art contemporain à polluer les lieux d’exposition des époques précédentes (la Tate britain est en principe destinée à l’exposition de peintres britanniques jusqu’au début du XX° siècle), on peut noter un mépris souverain pour l’individu transformé en objet d’exposition (ici des coureurs, ailleurs des cadavres (à Barcelone ce printemps, cet été à Lyon), bientôt, à Londres toujours, le projet d’Antony Gormley: Faire occuper les 4 côtés de la colonne Nelson à Trafalgar square par des volontaires, qui pendant 100 jours, 24 heures sur 24 se relaieront au rythme de 4 par heure pour jouer les statues immobiles. La servitude volontaire portée à un tel niveau aurait fait rêver bien des dictateurs du XX° siècle…

Au fait, work 850, ça signifie qu’il y en a 849 autres?

et même plus, exemple: work 876


Le 531 n’est pas mal non plus…

Enfin, une pensée pour nos lanceurs de chaises, work 925:

le mot « work » (travail) est peut-être excessif…

Lecture: Considérations sur le malheur arabe, Actes Sud, 2004.

Petit livre passionnant de Samir Kassir, professeur d’histoire contemporaine, assassiné dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth en 2005. On retrouve chez l’auteur des thèses proches de celles d’ Edouard Saïd. Refusant l’image d’une société arabe immobile, l’auteur revient sur un épisode méconnu en occident, celui de la Nahda, qui à partir du XIX° siècle, vit les intellectuels arabes laïcs et religieux tenter de reconstruire la culture arabe à partir de la découverte de l’autre. Pour lui, le mouvement ne venait pas seulement d’en haut, des autorités égyptiennes et ottomanes, mais était porté par de larges secteurs de la société. Il rappelle les succès de cette modernisation, évoquant par exemple la figure méconnue de la « féministe »égyptienne Hoda Shaarâwi qui fut la première à retirer publiquement son voile en gare du Caire en 1922. Il rappelle également l’effervescence artistique et littéraire qui touchait le Proche et le Moyen Orient entre les deux guerres.

L’auteur dénonce l’impasse entrainée par l’islamisation des sociétés arabes, et en particulier le rôle néfaste de l’Arabie Saoudite, qui grâce aux pétrodollars a « nivelé par le bas le reste du monde arabe ». L’auteur voit dans la culture et sa circulation de plus en plus intense dans l’ensemble du monde arabe un signe prometteur pour l’avenir.

Damien Hirst, Forgive Me Father for I Have Sinned, Pardonnez-moi, Seigneur, parce que j’ai péché, 2006

Le triptype Forgive Me Father for I Have Sinned (2006) – un agglomérat de mouches collées sur la toile – est une figure religieuse pervertie.
« Dieu est mort », et il ne demeure que ce que nous montre Damien Hirst : le corps périssable, livré aux larves sans espérance de résurrection !

Exposition Traces du sâcré (7 mai-11 août 2008 au Centre Georges Pompidou, Paris).


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