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Lecture: Une femme à Berlin, journal 20 avril-22 juin 1945, Folio, Gallimard, 2006.

Journal anonyme d’une Berlinoise: Les derniers jours de la guerre, les premiers jours de l’occupation soviétique, les difficultés de la vie quotidienne et les viols de masse. Texte d’une rare intelligence et d’une grande qualité littéraire et humaine.

Extrait:

« La Berliner Strasse est déserte, à moitié éventrée et barricadée de tous côtés. Des queues devant les magasins. Des visages abrutis sous le vacarme des canons. Des camions roulaient en direction de la ville. Derrière se traînaient des silhouettes crasseuses, maculées de boue, couvertes de bandages en lambeaux, des faciès sans expression. Un convoi de chars à foin. Sur les ridelles des têtes grises. Aux barricades, le Volkssturm monte la garde en uniformes rapetassés de pièces de toutes les couleurs. On y voit des enfants d’une jeunesse effarante, des visages blancs comme le lait sous des casques d’acier dix fois trop grands, on perçoit avec horreur le timbre de leurs voix claires. Ils ont tout au plus quinze ans, ont l’air si minces et si frêles dans leur uniforme qui flotte autour de leurs membres.
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Tony Judt, Postwar, a history of Europe since 1945, 2007, Pimilco.

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Une superbe histoire de l’Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale par Le professeur Tony Judt, né en 1948, ayant fait ses études à Cambridge et à l’Ecole normale supérieure à Paris. Il a enseigné à Cambridge, Oxford, Berkeley et à l’université de New York , où il occupe actuelement la chaire de « Professor of European Studies » et de « Director of the Remarque Institute », qu’il a fondé en 1995. C’est un contributeur régulier de la The New York Review of Books, ou j’ai découvert son esprit vif et d’une rare intelligence.

Tony Judt nous offre une histoire très complète du continent basé sur sa maitrise de 6 langues européennes et sur des recherches et des sources de 34 pays différents.

Tony Judt utilise ses 40 années de recherche sur le sujet pour proposer cette synthèse très complète de près de 10000 pages. Il évoque les relations internationales, la politique intérieure l’histoire des idées, les changements sociaux, économiques, culturels. La guerre froide occupe bien sur une place centrale dans son récit.

Lectures: Democracy and knowledge, 2009 (1).

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Ouvrage passionnant qui renouvelle, me semble-t-il l’approche du phénomène démocratique dans l’antiquité. On aborde souvent la question à travers un double prisme:

– Le regard des auteurs, fréquemment des philosophes du temps, souvent hostiles au régime démocratique, et qui insistent sur ses imperfections. La comparaison est souvent faite avec une cité idéale. le combat est alors perdu d’avance. On retient en particulier un point évoqué par Platon: la démocratie, c’est le gouvernement des non spécialistes, auquel il faut préférer celui des experts, seuls à même de maîtriser des questions complexes.

– Historiquement, on compare souvent le gouvernement démocratique de la cité, à celui des États impériaux qui finalement s’imposèrent (la Macédoine, Rome). La encore la messe est dite et la défaite finale du régime démocratique apporte la preuve de son inefficacité.

C’est ce débat que se propose de reprendre J. Ober, professeur à l’Université de Stanford. Pour lui, les performances de l’État démocratique, il choisit évidemment Athènes, en raison de l’abondance des sources, sont extrêmement bonnes. Son hypothèse centrale est que les performances économiques et militaires remarquables d’Athènes, sont dues en partie au moins à ses institutions démocratiques et de sa culture civique.
L’auteur fait référence aux travaux d’Hayek, qui après la seconde guerre mondiale, dans sa critique des économies planifiées affirmait:

Les faits ne sont jamais donnés tout entiers à un esprit isolé, et en conséquence, il est nécessaire dans la solution d’un problème d’utiliser des connaissances dispersées entre de nombreux individus.

Hayek ne parlait pas seulement d’un savoir scientifique, on parlerait aujourd’hui d’expertise, mais d’informations au sens large, détenues par un grand nombre d’individus. L’incapacité des systèmes centralisés à prendre en compte cette masse d’informations était pour lui la cause essentielle de l’échec des systèmes planifiés.
(à suivre)

Lecture: John Irving, Une prière pour Owen, 1989.

owen smallQue faire quand on mesure 1,52 m et qu’on avu les circonstances et la date précise de sa mort? Devenir président de la République ?… ou comme OWEN MEANY, aller jusqu’au bourt de son destin comme un nouveau… Christ?

C’est en gros le thème de ce beau livre de John Irving. L’histoire nous replonge dans l’Amérique des années 50 et 60, en particulier pendant la guerre du Vietnam, mais embrasse de nombreux autres thèmes de la foi chrétienne au soutien des Contras par Reagan dans les années 80. Seul problème, « le jeune » peut-il, sait-il aujourd’hui lire un dense roman de 700 pages…

« NE SOIS PAS AUSSI CYNIQUE. RIEN N’ARRIVE PAR HASARD. TU NE CROIS PAS QU’UNE DÉCISION DE TA PART PUISSE CHANGER L’ORDRE DES CHOSES? ALORS, LAISSE-MOI T’EXPLIQUER COMMENT ÇA SE PASSE AVEC LES CADAVRES, ET DIS-TOI QUE TU AS DE LA CHANCE, DIS-TOI QUE TU N’IRAS JAMAIS AU VIETNAM, DIS-TOI QUE TU NE SERAS JAMAIS OBLIGÉ DE FAIRE CE QUE JE FAIS! – JE DOIS DIRE AUX AUTRES COMMENT CHARGER LE CORPS DANS L’AVION ET COMMENT LE DÉCHARGER, JE DOIS M’ASSURER QUE LA TÊTE EST PLUS HAUTE QUE LES PIEDS, PARCE QUE CE N’EST PAS jOLI-JOLI QUAND LES FLUIDES CORPORELS S’ÉCOULENT PAR LES ORIFICES – À CONDITION QU’IL Y AIT DES ORIFICES…
« ENSUITE, IL Y A LE CROQUE-MORT LOCAL. IL NE CONNAÎT GÉNÉRALEMENT PAS LE MORT. A SUPPOSER QUE LE CADAVRE SOIT ENTIER, À SUPPOSER QU’IL N’AIT PAS BRÛLÉ, QU’IL AIT ENCORE SON NEZ, DES TRAITS RECONNAISSABLES… PERSONNE NE SAIT À QUOI IL RESSEMBLAIT AVANT, ET LÀ-BAS, AU VIETNAM, LES SECTIONS DES DISPARUS NE SONT PAS RÉPUTÉES POUR LEURS IDENTIFICATIONS EXACTES ET MINUTIEUSES! LA FAMILLE SERA-T-ELLE CONVAINCUE QUE C’EST VRAIMENT LE SIEN? MAIS QUAND JE DIS À LA FAMILLE QUE LE CORPS N’EST PAS PRÉSENTABLE, N’EST-CE PAS ENCORE PIRE, POUR CES PAUVRES GENS D’IMAGINER L’HORRIBLE CHOSE QUI SE TROUVE SOUS LE COUVERCLE DE LA BOÎTE ? ALORS, QUAND JE DIS :  » NON, IL VAUT MIEUX QUE VOUS NE REGARDIEZ PAS LE CORPS JE ME SENS EN MÊME TEMPS OBLIGÉ DE DIRE :  » ÉCOUTEZ, CE N’EST PAS SI AFFREUX QUE ÇA.  » ET SI JE LES LAISSE REGARDER, MOI JE NE VEUX PAS ÊTRE LÀ. C’EST UNE DÉCISION TRÈS PÉNIBLE À PRENDRE. TOI AUSSI, TU AS UNE DÉCISION PÉNIBLE À PRENDRE — MAIS PAS SI PÉNIBLE QUE ÇA ! ET TU N’AS PLUS BEAUCOUP DE TEMPS… »
Au printemps 1967, quand je reçus la convocation pour la visite médicale, je n’avais toujours pas compris ce qu’avait voulu dire Owen Meany.
« Tu ferais bien de lui téléphoner, me dit Hester, pour qu’il éclaire ta lanterne. Et vite ! »
« NE T’INQUIÈTE PAS, me dit-il. NE TE PRÉSENTE PAS À LA VISITE. NE FAIS RIEN DU TOUT ! TU AS ENCORE UN PEU DE TEMPS. JE VAIS DEMANDER UNE PERMISSION, J’ARRIVE DÈS QUE POSSIBLE. TU DOIS SIMPLEMENT SAVOIR CE QUE TU VEUX. Tu VEUX ALLER AU VIETNAM ?
—    Non.
—    Tu VEUX PASSER LE RESTE DE TA VIE EN EXIL, À RUMINER CE QUE TON PAYS T’A FAIT ?
—    Présenté de cette façon, non.
—    PARFAIT. J’ARRIVE. ET N’AIE PAS PEUR, ÇA NE DEMANDE QU’UN PEU DE COURAGE », dit Owen Meany.
«    Qu’est-ce qui ne demande  » qu’un peu de courage  » ? », me demanda Hester.
Un dimanche de mai, il m’appela depuis le magasin de pierres tombales ; l’aviation US venait de bombarder une centrale électrique à Hanoi, et Hester rentrait tout juste d’une gigantsque marche de protestation à New York.
«    Qu’est-ce que tu fabriques au magasin ? »
Il me dit qu’il donnait un coup de main à son père, débordé par des commandes urgentes, et me demanda de venir le rejoindre.
«    On ne pourrait pas se voir dans un endroit plus gai, boire une bière ?
—    IL Y A PLEIN DE BIÈRES ICI ! »
Ce fut étrange de le retrouver un dimanche dans ce local
sinistre, où il était seul. Il portait un tablier curieusement propre et ses lunettes protectrices pendaient sur sa poitrine. Une odeur inhabituelle rôdait dans l’atelier, peut-être celle de la bière qu’il buvait. Il m’en ouvrit une boîte.
« N’AIE PAS PEUR, me dit-il.
—    Je n’ai vraiment pas peur, mais je ne sais toujours pas ce que je dois faire.
—    JE SAIS, JE SAIS. »
Il posa une main sur mon épaule. La roue diamantée avait un aspect différent.
« Tu as remplacé la scie circulaire ?
—    SEULEMENT LA LAME. ELLE EST NEUVE. »
Je ne l’avais jamais vue briller autant ; les incrustations de diamant projetaient mille feux.
« NON SEULEMENT LA LAME EST NEUVE, MAIS JE L’AI FAIT BOUILLIR ET JE L’AI DÉSINFECTÉE À L’ALCOOL. »
C’était ça, la drôle d’odeur : l’alcool. Le cube de bois sur l’établi de la scie semblait neuf, lui aussi, le billot, comme nous l’appelions ; on n’y voyait pas une seule entaille.
« JE L’AI TREMPÉ DANS L’ALCOOL ET FAIT FLAMBER AUSSI. »
J’ai toujours eu des réactions lentes, en parfait lecteur que je suis ! Ce n’est qu’en assimilant l’odeur d’alcool à celle d’un hôpital que je compris quel genre de petit courage il attendait de moi. A côté de la roue diamantée, tout au bout de l’établi, Owen avait disposé les pansements stériles et un tourniquet.
« NATURELLEMENT, LA DÉCISION T’APPARTIENT, me dit-il.
—    Naturellement.
—    LE RÈGLEMENT DE L’ARMÉE STIPULE QU’UN INDIVIDU NE PEUT ÊTRE RECONNU PHYSIQUEMENT APTE AU SERVICE ACTIF EN CAS D’ABSENCE DE LA PREMIÈRE JOINTURE D’UN DES POUCES, OU DES DEUX PREMIÈRES JOINTURES DE L’INDEX, DU MÉDIUS OU DE L’ANNULAIRE. JE SAIS QUE DEUX JOINTURES, C’EST BEAUCOUP, MAIS TU N’AS PAS ENVIE DE PERDRE UN POUCE.
—    Non, je n’ai pas envie.

–    TU COMPRENDS QUE LE MÉDIUS OU L’ANNULAIRE, C’EST UN PEU PLUS DIFFICILE POUR MOI ; JE DEVRAIS PLUTÔT DIRE QUE J’AURAI MOINS DE PRÉCISION AVEC LA ROUE DIAMANTÉE, AVEC UN MÉDIUS OU UN ANNULAIRE. JE VEUX TE GARANTIR QU’IL N’Y AURA PAS DE FAUSSE MANŒUVRE, ET CETTE PROMESSE SERA PLUS FACILE À TENIR S’IL S’AGIT D’UN INDEX.
—    Je te comprends.
–    LE RÈGLEMENT DE L’ARMÉE NE SPÉCIFIE PAS SI LE SUJET DOIT ÊTRE DROITIER OU GAUCHER… MAIS TOI, TU ES BIEN DROITIER, N’EST-CE PAS ?

–    ALORS JE PENSE QUE CE DOIT ÊTRE L’INDEX DROIT, POUR PLUS DE SÛRETÉ. TU COMPRENDS, C’EST LE DOIGT AVEC LEQUEL ON PRESSE LA DÉTENTE D’UNE ARME, OFFICIELLEMENT. »
Je me sentis glacé. S’approchant de l’établi, il me montra comment poser la main sur le billot — mais sans toucher le bois ; s’il l’avait touché, il aurait craint d’y déposer des microbes. Serrant le poing, il entoura son pouce des trois derniers doigts, laissant seul l’index tendu.
« COMME ÇA, me dit-il. Tu DOIS PROTÉGER LE PLUS POSSIBLE TES AUTRES DOIGTS. »
Sous le regard d’Owen Meany, j’étais incapable du moindre mouvement, de la moindre parole.
« Tu DEVRAIS BOIRE UNE AUTRE BIÈRE. Tu POURRAS CONTINUER À LIRE AVEC TES AUTRES DOIGTS – TU PEUX TOURNER LES PAGES AVEC N’IMPORTE QUEL DOIGT. »
Il sentait que j’étais prêt à me dégonfler.
« C’EST COMME TOUT LE RESTE… C’EST COMME POUR CHERCHER TON PÈRE. IL FAUT DES COUILLES. ET DE LA FOI, ajouta-t-il. IA FOI EST D’UN GRAND SECOURS. MAIS DANS TON CAS, MIEUX VAUT T’EN TENIR À TES COUILLES. TU SAIS, J’AI BEAUCOUP RÉFLÉCHI, POUR TON PÈRE… TU TE RAPPELLES LA PRÉTENDUE  » FILIÈRE DE LA LUXURE  » ? TON PÈRE, QUEL QU’IL SOIT, DOIT AVOIR EU LE MÊME PROBLÈME. C’EST QUELQUE CHOSE EN TOI QUE TU N’AIMES PAS. ÉCOUTE-MOI BIEN, JE SUIS SÛR QUE TON PÈRE ÉTAIT COMME ÇA ; IL DEVAIT AVOIR PEUR DE QUELQUE CHOSE EN
LUI. MAIS JE SUIS SÛR QUE TA MÈRE, ELLE, N’A JAMAIS EU PEUR. DE RIEN. »
Déjà incapable de bouger ou de parler, je n’arrivais même plus à déglutir.
«    SI TU NE VEUX PAS UNE AUTRE BIÈRE, ESSAIE AU MOINS DE FINIR CELLE-LÀ ! »
Je me forçai à l’achever. Il me désigna l’évier.
«    VA TE LAVER LES MAINS. FROTTE-TOI BIEN, ET ENSUITE FRICTIONNE-TOI À L’ALCOOL. »
Je fis ce qu’on me disait.
« TOUT VA TRÈS BIEN SE PASSER, reprit-il. JE TE DÉPOSERAI À L’HÔPITAL EN CINQ MINUTES, DIX MINUTES MAXIMUM ! QUEL EST TON GROUPE SANGUIN ? »
Je secouai la tête, je ne connaissais pas mon groupe sanguin. Il éclata de rire.
«    Mot, JE LE CONNAIS ! Tu OUBLIES TOUT ! Tu ES DU MÊME GROUPE QUE MOI ! SI BESOIN EST, JE TE DONNERAI MON SANG. »
J’étais paralysé devant l’évier.
« JE N’AVAIS PAS L’INTENTION DE TE LE DIRE – JE NE VOULAIS PAS T’INQUIÉTER MAIS TU ES DANS MON RÊVE. JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI, MAIS TU Y ES. CHAQUE FOIS, TU Y ES.
—    Dans ton rêve? fis-je.
–    JE SAIS QUE TU PENSES QUE  » CE N’EST QU’UN RÊVE « , JE SAIS, JE SAIS… MAIS ÇA ME TURLUPINE QUE TU EN FASSES PARTIE. ALORS J’IMAGINE QUE SI TU NE VAS PAS AU VIETNAM, TU NE POURRAS PLUS ÊTRE DANS CE RÊVE.
—    Owen, tu es complètement fou. »
Il haussa les épaules, puis me sourit.
« LA DÉCISION T’APPARTIENT. A TOI DE JOUER. »
Je m’arrachai à l’évier, approchai de l’établi ; la roue diamantée brillait trop, je ne pus supporter sa vue. Je posai le doigt sur le bloc de bois. Owen déclencha le moteur de la scie.
« NE REGARDE NI LA LAME NI TON DOIGT. REGARDE-MOI BIEN EN FACE. »
Quand il assujettit ses lunettes protectrices, je fermai les yeux.

« NE FERME PAS LES YEUX. ÇA RISQUE DE T’ÉTOURDIR. REGARDE-MOI BIEN. LE SEUL DANGER, C’EST QUE TU BOUGES, ALORS NE BOUGE PAS. CE SERA FINI AVANT QUE TU SENTES QUOI QUE CE SOIT.
—    Je ne pourrai pas, dis-je.
–    N’AIE PAS PEUR. TU PEUX SI TU VEUX – SI TU CROIS QUE TU PEUX ! »
Les verres de ses lunettes étaient parfaitement propres ; au travers, ses yeux étaient très clairs.
« Tu ES MON AMI, JE T’AIME, me dit Owen. RIEN DE FÂCHEUX NE VA T’ARRIVER… AIE CONFIANCE EN MOI. »
Quand il fit descendre la roue diamantée dans ses rainures, j’essayai de chasser son vrombissement de mon esprit. Avant d’éprouver quoi que ce soit, je vis le sang éclabousser les verres des lunettes protectrices, au travers desquels les yeux d’Owen ne cillèrent pas, tant il était expert à manier son outil.
« CONSIDÈRE ÇA COMME UN PETIT CADEAU DE MA PART », dit Owen Meany.


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